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Le jardin du Vaéré

( Commune de Plougonvelin )





GPS : 48°20'01.2 N   4°45'06 W



Accès : Le jardin du Vaéré est situé entre la mer et la route menant de Plougonvelin à la pointe St-Mathieu. Après la sortie de Plougonvelin, prendre la 5e route à gauche vers Kerouman, Le Vaëré, et à la fourche continuer sur la route de droite. Le jardin se trouve sur le côté gauche de la route. Stationner à droite dans le chemin où un petit parking a été aménagé.


  C'est un petit jardin qui est l'œuvre bénévole d'un particulier et non d'une association. Gaby Quellec l'ouvre cependant au public et se réjouit de voir les visiteurs admirer et respecter ses plantations.



   Tout est parti des années 1970, l'époque du remembrement des parcelles de la campagne pour en faire de vastes champs davantage adaptés à la mécanisation agricole et aux cultures intensives. Dans cette petite vallée où coule un ruisseau, l'ancien lavoir du Vaéré fut enseveli sous une montagne de terre et de débris végétaux provenant des haies environnantes.
Gaby Quellec, qui avait vu sa famille utiliser ce lavoir autrefois, n'a pas supporté qu'une partie de son passé soit ainsi anéantie. Retroussant résolument ses manches, avec sa pelle et sa brouette, il a patiemment remis au jour le lavoir, restitué son environnement, et confectionné avec soin des panneaux indicateurs et explicatifs.



   Mais il ne s'est pas contenté de cet exploit. Inspiré par la situation bien abritée de ce vallon humide, il a imaginé de le dégager de ses broussailles pour en faire ce qu'il est aujourd'hui, un vrai petit paradis des plantes et des fleurs, tout entier destiné à l'agrément de ses visiteurs. Un travail gigantesque, qui a donné un but à sa vie et une occupation de tous les instants à sa retraite.



   C'est évidemment dès le retour du printemps que les plantations de Gaby Quellec explosent de couleurs. Dans ce vallon qui était fréquemment inondé, il a recouvert de fleurs les talus, confectionné des parterres, et même des îlots du ruisseau dont le cours a été réorganisé afin d'assécher les allées.



Parmi les fleurs ou à l'abri des feuillages, le visiteur découvre par endroits une petite construction : un phare en réduction, un ancien bistrot ou un petit manoir. Le maître des lieux, devenu à la fois maçon et maquettiste, introduit ainsi dans son jardin un rappel de la présence humaine.



  Et dans cet espace floral peu banal, on va de découverte en découverte. Gaby Quellec a aménagé des coins de pique-nique au soleil comme à l'ombre des gunnéras. Les gigantesques feuilles de cette plante originaire du Brésil font toujours l'admiration des visiteurs.







  Mais il a aussi voulu faire œuvre pédagogique : un espace particulier est réservé aux plantes aromatiques, un autre aux plantes médicinales, chacune d'elles étant clairement identifiée.





  Partout, on sent chez le créateur de ce jardin le désir de communiquer au public non seulement ses connaissances, mais aussi son amour de la nature et son désir de préserver l'environnement naturel et culturel.


Jardin du Vaéré : le refuge à insectes.

  On l'a compris, le jardin du Vaéré n'est pas seulement le fruit d'une passion personnelle pour la nature. Il traduit aussi un esprit, un altruisme rare et communicatif qui force le respect et nous fait peut-être réfléchir sur le sens que chacun de nous peut donner à sa propre vie.

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